Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 20:26

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Si le médecin est un homme instruit, il n'en reste pas moins un homme.
Cependant, étant donné le gouffre qui existe bien souvent entre le savoir du patient en matière de santé et celui du médecin, ce dernier passe pour un détenteur de la
vérité absolue.


Certes les études sont longues et les connaissances acquises nombreuses. Mais bien connaître son sujet c'est aussi savoir en parler et l'expliquer. Or il y a encore trop de patients qui ne savent pas pourquoi ils sont traités, qui n'osent pas demander et ingurgitent des pilules dont ils ne savent rien, au nom de la confiance qu'ils accordent à leur "guérisseur".

Pourtant, aucun des traitements médicamenteux n'est issu d'un processus magique ou totalement synthétique. La médecine a toujours été inspirée par la Nature et chaque plante, chaque substance a une utilité qui peut être expliquée au patient.
Curieusement, bien que cela soit vrai, il est de bon ton de considérer les médecines dites "naturelles" comme des lubies de hippies arriérés. Trop rares encore sont les médecins (et les vétérinaires!) qui orientent leurs patients vers des spécialistes en phytothérapie, acupuncture etc.

Mais tant qu'il y aura un rejet violent des méthodes thérapeutiques non officielles par la sacro-sainte médecine, il y aura un culte du mystère autour des premières. Et qui dit mystère dit peur et sectarisme. Les personnes qui se tourneront vers elles seront considérées comme marginales, tandis que d'autres, par peur, refuseront de s'y ouvrir et passeront à côté d'une bonne dose de savoir.

Si l'objectif premier était bien la guérison des gens, avant les considérations économiques et politiques (lobbies pharmaceutiques), toutes les méthodes devraient travailler ensemble et se partager les cas selon les besoins. Il ne devrait jamais y avoir d'automatisme, mais de l'humilité et du partage d'informations...

Je ne blâme pas ici les médecins et les vétérinaires, je condamne le système.
Les praticiens agissent en pensant bien faire, ils appliquent ce qu'on leur a appris, ils se fient aux livres qui leur ont enseigné, ils se méfient d'autres méthodes dont leurs ainés se méfiaient également...bref ils sont humains.
De plus, un climat de confiance entre médecin et patient est souvent primordial. Or si ce dernier montre une hésitation ou une lacune, le patient peut en tirer des conclusions d'incompétence, alors qu'il pourrait y voir au contraire une preuve d'honnêteté salutaire...

C'est donc le système qui est vicieux, entre quête du progrès technique éternel et rejet croissant des gens à l'égard de la maladie. Dans notre société occidentale, on refuse désormais de vieillir, on impose aux médecins de trouver la solution et on les rend responsables de leur échec contre l'usure naturelle de nos corps...

J'ajouterais que notre alimentation joue un rôle décisif dans notre santé, qu'il s'agisse de maladies cardio-vasculaires (sur lesquelles les médias et les fabricants de margarines font leur beurre (hahaha) ) ou de cancers (je pense au rôle des produits laitiers bovins dans le cancer du sein par exemple... nettement moins médiatisé pour cause de lobbying Danone). Nous ne savons pas non plus ce que les OGM et autres aliments gorgés de pesticides ont comme conséquences à long terme sur nos organismes...

Donc non seulement on applique un mode de vie de plus en plus artificiel mais en plus on demande à notre enveloppe charnelle de durer toujours plus longtemps en restant intacte...
Forcément, la médecine cherche la solution ailleurs que dans la Nature, puisque cette dernière n'a pas prévu un tel traitement.
Ainsi les chercheurs développent de nouvelles techniques à la pointe, les médecins se les approprient et finissent par considérer les anciens remèdes comme totalement désuets par la force des choses.

Encore une fois c'est au consommateur d'enrayer le processus.
Autant il est certain que nous devrions, dans l'idéal, pouvoir faire confiance à tout professionnel pour l'exercice de son métier, autant il est de notre devoir de faire preuve de sagesse en croisant les points de vue, en se renseignant et en demandant à comprendre ce qu'on nous conseille de faire.

Je ne pense pas qu'il y ait une seule solution à un problème, un seul traitement à une maladie, mais que chacun, en fonction de sa sensibilité, est plus ou moins réceptif à telle ou telle approche.
L'importance du psychique est telle en matière de guérison, qu'il est à mon sens primordial de tenir compte de son propre ressenti pour se soigner.
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L'homéopathie par exemple est tout à fait inexplicable scientifiquement (la mémoire de l'eau étant largement controversée) pourtant il s'avère qu'elle donne des résultats et plus étonnant encore, elle est efficace sur les animaux, pour lesquels on peut supposer un effet placebo très faible sinon nul.

null Mais si cette médecine "douce" est bien acceptée par la majorité des gens, qui dans le pire des cas la considèrent comme innoffensive, d'autres traitements alternatifs suscitent des réactions plus virulentes, comme le magnétisme. 
Il se trouve pourtant qu'une fois le tri fait entre charlatans mystiques et praticiens de bonne foi, cette technique est tout à fait efficace... et basée sur de la physique bien rationnelle.

Nous ne savons pas tout
, et les médecins non plus, aussi rester ouvert à l'ensemble des solutions, en discuter et se renseigner peut permettre de trouver le traitement qui sera le plus à même de soigner le complexe maladie-état émotionnel-individu.

L'information, la recherche de connaissance et le libre-arbitre sont encore une fois les clefs... :-)

Par Betelgeuz - Publié dans : Savoir, apprendre - Communauté : Philosophie contemporaine
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